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Message |
bigbalou Néophyte du message


Inscrit le: Mar 02, 2005 Messages: 316
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Posté le: 27/03/2005 12:07 Sujet du message: |
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| Quand aux Pokémons c'est un moyen de manipuler les enfants pour en tirer le + d'argent possible. |
C'est le mode de fonctionnement du systeme de consommation actuel. On manipule les personnes et on leur soustrait me plus d'argent possible, et quand il n'ont plus d'argent à donner pour ce produit, en leur en present un autre du meme style mais plus moderne et ainsi de suite. |
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Merlin Néophyte du message


Inscrit le: Dec 31, 2004 Messages: 947
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Posté le: 27/03/2005 13:34 Sujet du message: |
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bigbalou Néophyte du message


Inscrit le: Mar 02, 2005 Messages: 316
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Posté le: 27/03/2005 18:46 Sujet du message: |
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| c'est peut etre triste mais c'est le cas... |
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Merlin Néophyte du message


Inscrit le: Dec 31, 2004 Messages: 947
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Posté le: 27/03/2005 19:10 Sujet du message: |
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vui, malheur humain;
stupidité humaine;
cruauté plus que bestialle;
Dieu s'est vraiment chié sur se coup là! |
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Nymphadora Néophyte du message


Inscrit le: Dec 23, 2004 Messages: 825
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Posté le: 01/06/2005 10:16 Sujet du message: |
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Je n'ai pas encore tout lu mais ce blog est vraiment très interessant, suffisammant pour que j'aie envie de le faire découvrir aux atlantes
http://spaces.msn.com/members/casquette1/ |
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amanda777

Inscrit le: Jul 25, 2006 Messages: 3 Localisation: MONTÉRÉGIE
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Posté le: 17/08/2006 23:06 Sujet du message: Jour de colère... ou jour de pluie! |
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Jour de colère... ou jour de pluie!
Ce que j’éprouve parfois ressemble à de la colère. Et je ne suis pas fier de le reconnaître. Bel exemple d’équanimité, en effet... Je ressens donc d’autant plus le besoin de creuser la question. La colère, apprend-on dans les manuels de psychologie, vient souvent d’un sentiment de frustration et d’impuissance devant les événements. Mon propre sentiment de colère tourne surtout autour de la question : où est le progrès?
On parle de paix. Mais notre économie repose en grande partie sur l’industrie militaire.
Tenez! par exemple : dans les années 50, les mots pauvreté et misère ont tout à coup réapparu dans le langage économique et sociologique. On a assisté alors à une nouvelle vague d’intérêt pour cette question et de nombreuses publications en traitaient avec optimisme. Je pense en particulier à l’ouvrage du grand économiste John K. Galbraith, paru en 1958 : The Affluent Society (en français : L’Ère de l’opulence, éd. Calmann-Lévy) qui considérait avec optimisme les possibilités de la suppression de la pauvreté dans la société américaine. La pauvreté ne doit plus être désormais envisagée comme une calamité de masse touchant certains individus (les cas d’espèces : case poverty), ou s’étendant à des groupes de population et à des régions entières (îlots de pauvreté : insular poverty).
Selon Galbraith, la pauvreté ne se perpétuait plus d’elle-même et la société d’abondance était à même de l’éliminer. Un certain nombre de gens bien informés, je le précise, ont alors repris à leur compte cette vision. Je me souviens qu’au début des années 60, cet optimisme était partagé non seulement par des intellectuels mais aussi par des gens d’action, en particulier dans le monde des affaires. Je fréquentais régulièrement à cette époque bénie le vice-président d’une multinationale qui affichait volontiers son optimisme. À ses yeux comme à ceux de la plupart des observateurs de cette époque, il s’agissait même d’une vision réaliste. Non seulement nous avions les moyens du point de vue économique d’en finir avec la pauvreté, mais surtout nous disposions du savoir et de la volonté d’y parvenir. Il s’agissait en somme d’appliquer au phénomène de la pauvreté les mêmes stratégies que celles auxquelles on recourt dans le monde des affaires, et d’intervenir avec le même dynamisme que celui qui permet aux grandes entreprises de fonctionner.
On trouvait encore ce même optimisme à l’époque où nous préparions Expo ’67. Et si je mentionne cet événement c’est qu’il offrait précisément l’exemple d’une entreprise d’envergure qu’on menait avec la plus grande vigueur. Il fallait donc tout simplement aborder la pauvreté comme on avait abordé Expo ’67 : définir l’objectif, rassembler des gens compétents, établir un calendrier – bref, procéder comme pour une grande entreprise, avec méthode mais aussi avec ferveur. Je dois dire qu’à l’époque, Expo ’67 considérée comme un bel exemple de vision et de logistique à grand spectacle s’imposait d’autant plus que des centaines de camions transportaient, jour après jour, la terre extraite pour la canalisation du St-Laurent pour en faire des îles une trentaine de kilomètres plus loin... Ce n’était pas encore des montagnes, mais tout comme! Mais j’ai aussi parlé de ferveur. Le mot me paraît important. Car si nous avons toujours aujourd’hui la capacité d’agir avec méthode, bien que la société actuelle soit devenue beaucoup plus complexe. Il me semble que nous avons perdu la ferveur. Il n’y a plus de grands projets collectifs qui rassemblent les hommes et les femmes d’aujourd’hui. Il n’y a plus de vision. Mais nous avions aussi à l’époque un sentiment de puissance que nous n’avons plus aujourd’hui. Il nous paraissait donc d’autant plus possible d’imaginer qu’on puisse entreprendre et mener à bien la démolition des taudis, la construction d’habitations salubres, le reclassement des travailleurs – ce qui supposait de trouver du travail à tout le monde! Mais, en supposant qu’on n’y fut pas parvenu, n’allions-nous pas vers une société des loisirs? Car C’est aussi à cette époque qu’on a commencé à parler du revenu minimum garanti. Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que c’était le Parti Conservateur (lui-même!) qui proposait alors cette formule. Par ce moyen, on allait réduire d’autant la pauvreté tout en ramenant la machine bureaucratique au strict minimum. La question du recyclage des bureaucrates ne paraissait pas non plus présenter de difficultés, puisque nous étions alors dans l’abondance. Bref... Où est le progrès?
Comment se fait-il, depuis le temps qu’on parle de la paix, qu’on ne soit pas parvenu à mettre sur pied un système économique qui ne repose pas en grande partie sur l’industrie militaire... Je vais passer pour un grand naïf mais je me console à la pensée que je ne dois pas être le seul. Il n’y a pas si longtemps, en effet, je voyais défiler dans nos rues les enfants des écoles qui portaient fièrement des pancartes réclamant, comme à une autre époque John Lennon, qu’on donne enfin une chance à la paix... Mais à peu près en même temps que défilaient nos enfants, des industriels et des chefs syndicaux menaient une campagne tapageuse pour que soit confié au Québec le contrat de fabrication des F-18. Et qui oserait dans le contexte actuel leur reprocher, ce faisant, d’assurer notre survie? De plus en plus nos entreprises se lancent dans le secteur militaire, en même temps que nos universités réclament et obtiennent de plus en plus leur part du gâteau de la recherche dans ce domaine. Il paraît désormais n’y avoir pas d’autres solutions pour assurer la survie des industries que de construire des sous-marins, des frégates, des radars d’alerte, des satellites; et pour assurer celle des universités, que d’obtenir des contrats de recherche... Je constate que pour la nouvelle génération d’industriels et de chercheurs, cela va de soi. Les impératifs économiques l’emportent et le milieu n’offre plus guère de résistance. Mais pendant ce temps, comme pour se donner bonne conscience, on fait circuler les enfants dans les rues pour réclamer la paix et on parle dans les médias de l’obligation morale pour les parents de ne pas offrir de jouets agressifs à leurs enfants... Car d’ici quelques semaines, avec le retour du Père Noël, nous allons avoir droit à une nouvelle tranche du discours contre les jouets agressifs. Il me revient une phrase de Simone de Beauvoir qui mérite d’autant plus d’être recyclée qu’elle peut servir à peu près à toutes les sauces : " Nous sommes tous des hypocrites... "
J’espère seulement que ma colère, un jour de pluie, représente chez moi l’étape qui précède l’entrée dans l’espace de l’équanimité... Mais comment faire le partage entre l’indifférence et l’équanimité? Nous vivons dans un monde où règne la dualité. Et il n’y a pas de doute que la contradiction en est une forme particulièrement difficile à vivre. Et en attendant l’équanimité, dans le monde des choses changeantes, il faut s’engager et s’occuper précisément de les changer. Qui disait : " Si le monde marchait droit je ne chercherais pas à le changer? " C’était Confucius... Décidément, où est le progrès?
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Propos de Jacques Languirand _________________ Sincèrement vôtre et passez une belle journée
Amanda |
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