L’Effet Kirlian, les photographies de l’invisible

Article écrit par Claude Daniel extrait du site : www.kirlian.fr.st

Tout d’abord, avant de retracer les multiples péripéties historiques que connut le développement de cette technique, nous évoquerons, par désir de clarté, les différents noms qu’elle reçoit dans les milieux avertis :

– Photographie à haut voltage,

– Photographie à haute fréquence,

– Photographie des champs énergétiques,

– Photopsychographie,

– Electrographie,

– Electrophotographie,

– Photographie de la décharge en couronne,

– Electronographie,

Et bien sûr, Photographie Kirlian ou Kirliographie.

Cet inventaire montre les nombreuses approches que l’on peut rencontrer. Chaque nom se veut plus adapté à un type précis d’utilisation et laisse entrevoir les pôles d’intérêt de son créateur.

Voir la Vidéo Kirlian

Le phénomène est fort simple dans son principe. Tout enregistrement électrographique haute tension est un assemblage électrode, sujet et papier photo. Ce dernier peut être supprimé dans le cas d’une observation directe avec électrode transparente. Cette technique se prête alors à l’enregistrement cinématographique des images avec photomultiplicateur.

Malgré les nombreuses controverses que nous avons connues ces dernières années à propos de la nature parapsychologique de cet effet, nous pouvons affirmer que son processus physique est aujourd’hui bien connu. Le halo lumineux ressemblant à une aura de couleurs très variées, large d’environ 1 à 3 cm que l’on observe sur les prises de vues effectuées par ce moyen, résulte d’une ionisation gazeuse engendrée aux abords immédiats du sujet, plongé dans un champ électrique alternatif.

Cette approche ne doit en aucun cas masquer les énormes difficultés expérimentales, qui nécessitent souvent d’importants moyens pour l’obtention d’une reproductibilité douteuse aux yeux de nombreux scientifiques. Ce problème de la reproductibilité est inhérent à la nature électrostatique de la photographie à haut voltage. Ces manifestations se voient soumises à un grand nombre d’interférences qui étaient mal connues jusqu’alors.

Dès 1760, le physicien Lichtenberg remarqua l’étonnante répartition des charges électriques, en observant l’empreinte laissée par la foudre sur le sol, au pied d’un arbre. Faute d’un puissant générateur, il était alors impossible d’aller plus avant dans l’étude de ces énergies. Un autre exemple de manifestation surprenante pour les chercheurs de l’époque, est cette déclaration du Commandant Darget, datant du XIXe siècle :

” Le 30 avril, je pris entre les mains d’une de mes enfants une petite fougère qu’elle venait de couper depuis une demi-heure dans notre jardin, et qu’elle avait mise dans un livre pour l’aplatir. Je montai à mon cabinet noir et ouvrant une boîte lumière, je plaçai ladite fougère sur une plaque, puis je refermai la boîte. Deux jours après, je pris la plaque et la développai par la méthode ordinaire, avec un bain d’hydroquinone. Je fus non pas surpris, mais très heureux de voir apparaître l’image de ma fougère. Mais qu’elle ne fut pas ma stupéfaction de voir, au tirage de ma première épreuve, que chaque foliole avait lancé une ombre d’elle-même la dépassant de deux millimètres, en plus clair ! “

Electrographie d’une feuille dans un champ haute fréquence. Ionisation et effets de pointe.

On peut entrevoir aujourd’hui de nombreuses explications à une telle ” aventure “. Notre objectif n’est pas de les énumérer toutes mais plutôt d ‘envisager combien il était difficile, comme le déclare le Commandant Darget lui-même, de reproduire ce type d’expérience faute d’un outil conceptuel adapté.

Ce n’est que vers 1893 que Nikola Tesla (célèbre inventeur du couplage de deux circuits par induction mutuelle) fit la démonstration des effets lumineux qui semblent émaner d’objets placés dans des champs électriques suffisamment importants.

Puis, en 1896, un chercheur français, Henri Baraduc, publie des électrophotographies de végétaux et de mains, réalisées sur des appareils de sa conception. Son collaborateur, le physicien polonais Jodko Narkiewiez réalise, dès 1898, 3000 photographies sur un appareil très similaire à nos générateurs simples actuels.

N’ayant aucune application concrète, mis à part son côté esthétique et spéctaculaire, ce procédé tombe pendant quelques dizaines d’années dans l’oubli. En 1939, deux chercheurs tchèques, Prat et Schlemmer, publient un remarquable article sur l’électrographie dans le ” journal of Biological Photography “.

Parallèlement, un ingénieur dans un hôpital de Drakovar vient de faire une découverte tellement importante, qu’il ignore encore que quelques 30 ans plus tard, sa découverte fera le tour du monde.

C’est en manipulant un appareil d’électrothérapie en panne que Semyon Davidovitch KIRLIAN s’apperçoit que celui-ci dans certaines circonstances, émet un rayonnement de couleur bleue. Il a alors l’idée de photographier ce rayonnement.

Semyon Davidovitch KIRLIAN et sa femme entreprennent une longue série de recherches sans avoir connaissance des résultats obtenus dans ce domaine par leurs prédécesseurs. Cette ” redécouverte ” leur vaut de voir leur nom associé à celui du procédé, “l’effet kirlian”.

Les époux Kirlian abordent une étude systématique après avoir constaté l’incidence de l’état physique et psychique d’un sujet humain sur son électrophotographie. Les possibilités d’une utilisation médicale furent rapidement pressenties par les Russes. Leur découverte est tellement importante que le gouvernement de l’Union Soviétique de l’époque leur attribue des subventions pour la construction d’un laboratoire de recherches.

Quelques années plus tard, devant l’intérêt des découvertes de Semyon Kirlian et de son épouse Valentina, le gouvernement de l’Union Soviétique le décore de la plus haute distinction.

Le rideau de fer existait à l’époque. En Occident, aucun pays n’était au courant de leurs recherches.

En 1968, date à laquelle l’occident ” découvre ” l’existence de l’électrographie et entame un long et fastidieux débat sur la nature ésotérique ou non des ” auras ” mises en évidence, de nombreuses universités et plusieurs laboratoires de l’Est travaillent déjà depuis quelques années d’une manière scientifique sur ce sujet.

Nous devons, entre autres, aux Soviétiques la correction entre la répartition des taches lumineuses et l’état des méridiens d’acupuncture. Victor Adamenko a considérablement contribué au développement de ce type de lecture, ainsi que le Roumain Ion Florin Dumitrescu, père de l’électronographie.

Cette dernière technique, encore mal connue en occident, permet de déterminer immédiatement les perturbations énergétiques importantes, par l’observation électronique d’une grande zone du corps. Son utilisation se conçoit essentiellement dans un cadre médical.

En 1971, Thelma Moss ramena d’URSS les plans d’un appareillage Kirlian et entreprit les premières recherches faites sur ce procédé aux Etats-Unis. Cependant, manquant de la formation nécessaire, elle ne put faire le rapprochement avec les champs électrostatiques. Sa principale contribution se situe dans l’investigation de paramètres psychologiques modifiant les formes apparaissant sur les photos.

En 1974, trois ingénieurs américains : Burban, Stevens et Joines, commencèrent des recherches qui les conduisirent à expliquer les photos kirlian par un effet corona, c’est-à-dire ” une ionisation des molécules d’air par le champ électrique appliqué à l’objet “.

D’autres chercheurs, visant une application médicale, ont élaboré une interprétation des hétérogénéités lumineuses des clichés des mains et des pieds.

Ainsi, le Docteur Peter MANDEL et son ex-collaborateur Lemer ont, en Allemagne, réalisé d’intéressantes grilles de lecture sectorielle précises. Les cartes orientent rapidement le thérapeute dans la définition des perturbations et de leurs origines. En effet, certains médecins-acupuncteurs et médecins-énergéticiens utilisent actuellement l’électrophotographie, soit pour une détection précoce des maladies, soit dans le but de contrôler l’efficacité de leur traitement.

En France, nous devons au Docteur Laugt une thèse de médecine soutenue en 1978. Celle-ci constitue l’un des rares travaux français de référence scientifique détaillant avec précision les protocoles expérimentaux.

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