Notions d’Alchimie

L’ALCHIMIE

JE NE PARLERAI QUE DE GENERALITES.

Comment la définir ?

Le Principe fondamental de toute alchimie se résume en trois mots : Dissoudre et coaguler. < ?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

L’alchimie, dénommée aussi le « Grand-oeuvre » par ses adeptes, vient du mot arabe Al-kïmyâ, dérivé de « khem » le pays noir, nom qui désignait l’Égypte.

Le dieu égyptien « Thoth », que les Grecs assimilaient à «Hermès», était, par ses fonctions, appelé le scribe des Dieux. C’est lui qui serait, suivant la légende, « l’inventeur » de l’alchimie.

L’alchimie a commencé par être pratiquée, pendant des siècles, en Chine et en Inde puis, à Alexandrie. En occident, à partir du III ème siècle.

L’alchimie est dualiste. Elle est le reflet de la matière et de l’esprit, du visible et de l’invisible, du bien et du mal. Elle est aussi « hermétique ». Résonateur de l’âme, son manichéisme s’exprime par deux approches, par deux voies psychiques, distinctes et complémentaires :

– la voie dite de la raison, de l’intelligence,
du rationnel, de l’objectif, « la Voie sèche » et une autre,

– la voie des sentiments, du spéculatif, de l’irrationnel du cœur, appelée aussi
« la Voie humide ou voie Cardiaque ».

C.G. Jung analysa cette doctrine, dans son ouvrage « Psychologie et Alchimie » (1944) et, démontra qu’elle avait des analogies frappantes avec les visions et les rêves.

L’alchimie a suscité chez les théosophes chrétiens le désir très pro-fond d’une Gnose. Transmise d’une génération à l’autre, elle a été soumise à une première codification systématique vers 1677, avec la parution de la « Bible » des alchimistes, le « Mutus Liber », (le livre Muet).

Quel est le but de l’alchimie ?

Toute Alchimie est avant tout une « Quête du Graal », en rapport étroit avec l’imaginaire et l’universelle conscience.

Elle a pour objet de tenter de purifier la matière, par « osmose et sympathie » ainsi que l’esprit de l’adepte. Pour ce faire, elle utilise les éléments de la nature – matériels, psychiques et physiques – afin d’imiter et d’accélérer les opérations de transformation et d’évolution de la nature et des hommes.

Car, cette science traditionnelle repose essentiellement sur l’observation des relations et interactions d’une matière structurée et sur l’espace mental humain. Un espace spatio-temporel.

quel moyen physique utilise l’Alchimiste pour obtenir cette « purification de la matière » ?

Par le feu.

Le feu est un symbole majeur en Alchimie. Le culte du feu est, depuis la nuit des temps, un symbole primordial de vie. Il détient une symbolique binaire : feu du ciel, courroux des dieux par la foudre ; feu de la terre par les volcans où les divinités infernales mena-cent. Les Aztèques disent que le feu est tombé du soleil. Le feu a une fonction essentielle dans la métamorphose des croyances des peuples archaïques ; par la magie de la transmutation, (rituels de haute magie et/ou alchimie) ; le feu transforme la matière en la consumant ; son essence, la fumée, en se dissolvant dans l’air, devient esprit.

Rappelons – nous que les peuplades archaïques avaient une vénération particulière pour le feu. Créé par le frottement de pierres ou de bois durs, il dispensait chaleur et protection. Transporté dans des récipients de terre cuite, il fut veillé et entretenu par les vierges (symboles de pureté) de la communauté.

Par quel moyen physique obtient t’on cette transformation de la matière ?

Par un Anthanor ou Antanor ou Athanor. (Four des alchimistes). On appelle, en alchimie, ce four en fonte, révélateur de « transmutation ». Cette transformation a pour but (entre autre) un changement « d’état ou de forme de la matière initiale».

Un changement de métaux vulgaires, du plomb par exemple. en métaux nobles, l’or.

C’est toujours une copie sur la nature et une accélération du processus. Un véritable laboratoire.

Qui fut Paracelse ?

– Un des plus grand alchimiste et accessoirement médecin. Paracelse est suisse. (De son vrai nom, Theophrast Bombast von Hohenheim). Il joue un rôle considérable dans l’histoire de la médecine, de la philosophie, des religions, entre le Moyen Âge et l’époque moderne. Il incarne les contradictions, les invraisemblances, les intuitions géniales de la Renaissance.

S’il ouvre des voies nouvelles à la science, il est également alchimiste et théologien. Penseur qui réfléchit sur son art, il est, selon les mots de Giordano Bruno, « le premier qui ait de nouveau considéré la médecine comme une philosophie ». Considérée généralement comme synthèse médicale, l’œuvre paracelsienne mérite tout autant d’être tenue pour une synthèse philosophique.

des traités d’alchimie ?

Ils ont été une référence incontournable de la philosophie et, accessoirement de la médecine. L’alchimie est souvent dans ces doctrines. L’alchimie cohabite avec l’hermétisme et la kabbale.

7. – Si on parle d’alchimie, on évoque l’hermétisme, surtout au Moyen Âge. Qu’en est-il ?

R : Les auteurs latins et chrétiens de la fin de l’Antiquité n’avaient pas ignoré les doctrines d’Hermès, soit pour les utiliser dans un but apologétique, soit pour les combattre. Tertullien le nomme le «maître de toutes les sciences» et rapporte son opinion sur l’immortalité de l’âme
Arnobe estime que l’enseignement hermétique s’accorde avec le platonisme et le pythagorisme Lactance témoigne d’une importante fréquentation des écrits hermétiques dont, il fait grand cas et qu’il cite souvent dans ses Divinae Institutiones.

Augustin enfin, dans son De Civitate Dei (VIII, 23), donne des extraits de l’Asclepius . Ces auteurs jouèrent un rôle très important dans la diffusion des thèses hermétiques dans la pensée médiévale
En revanche, il circulait de nombreux textes hermétiques sur les sciences occultes, qu’ils fussent traduits du grec (pour quelques-uns), de l’arabe (pour la plupart) ou de nouveaux apocryphes. Malgré d’importants travaux comme ceux de L. Thorndike, cette littérature reste mal connue.

Parmi les ouvrages hermétiques composés au Moyen Âge, il convient de réserver une place à part au Liber XXIV Philosophorum « Livre des vingt-quatre philosophes », qui propose vingt-quatre définitions de Dieu la première – «La Monade engendre la monade et réfléchit sur elle-même son ardeur» – fut reprise (avec d’autres) par Alain de Lille, Alexandre de Halés et Saint Thomas d’Acquint, avant de devenir une des citations favorites de Robert Fludd; la deuxième – « L’Univers est une sphère intelligible dont le centre est partout, la circonférence nulle part » – se retrouvera chez d’innombrables écrivains, dont Rabelais et Pascal.

Sur ce, je conclurai (provisoirement) ce très schématique exposé. Il est absolument incomplet.

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