L’Atlantide redécouverte

Transmis par Reynaldo merci

PARIS, 19 déc (AFP) – Un journaliste italien a développé une théorie originale qui,
bouleversant les convictions et croyances sur l’Antiquité et l’emplacement supposé de la mythique Atlantide,
a retenu l’attention de scientifiques et historiens.
L’idée de Sergio Frau, exposée dans son livre, “Le Colonne d’Ercole: un’inchiesta”,
publié en Italie, est de situer les “Colonnes d’Hercule” non pas à Gibraltar, comme le voulait la tradition,
mais au passage entre la Sicile et la Tunisie.
Grand reporter au quotidien La Repubblica, Frau, 53 ans, présente son ouvrage comme une “enquête”
auprès des philosophes et historiens de l’Antiquité. Homère, Hérodote, Platon ou Aristote ont été ses principaux “informateurs”.
Replacer les fameuses colonnes a permis à Frau de “découvrir” l’Atlantide et mettre en évidence que
l’île mythique ne serait autre que la Sardaigne.
“Cette +enquête+ est la plus belle que j’ai eu à faire et j’ai le sentiment d’avoir

compris ce que nous ont transmis les Anciens”, a confié l’auteur à l’AFP lors d’une visite à Paris où il a rencontré
des scientifiques et des spécialistes de l’Antiquité pour compléter ses recherches.

Les “Colonnes d’Hercule” étaient pour les Anciens les “bornes du monde”.
Au-delà, selon Platon, se trouvait l’Atlantide, l’île d’une civilisation florissante qui aurait disparue sous les flots.
Diverses théories l’ont située en Crimée, en Amérique, au Nigeria, voire en Antarctique.

Elles sont toutes fausses, estime Sergio Frau. Tout simplement, explique-t-il, parce qu’on n’a pas situé les “Colonnes d’Hercule” au bon endroit.

Les Grecs anciens, selon le journaliste, ne connaissaient pas Gibraltar.
Ils ne s’étaient même jamais aventuré au-delà du passage entre la Sicile et la Tunisie.
A leur époque, l’actuel détroit de Sicile était pratiquement infranchissable.
Le niveau d’eau, beaucoup plus bas qu’actuellement, comme l’ont confirmé diverses études, rendait la navigation impossible, explique-t-il.
Avec l’audacieuse théorie de Frau, la Sardaigne, riche de nombreux vestiges encore peu étudiés, serait cette “Ile des Atlantes” que Platon situait “au-delà des Colonnes d’Hercule”.

La Sardaigne, explique Sergio Frau, aurait été frappée par une catastrophe naturelle vers 1175 avant JC et ses habitants auraient émigré vers le continent pour fonder une autre civilisation, celle des Etrusques.

L’hypothèse est d’autant plus séduisante que l’origine des Etrusques reste incertaine tandis que des similitudes existent entre leurs vestiges et ceux découverts en Sardaigne.
Surprise qu’un journaliste ait eu l’audace de remettre en cause des convictions millénaires, la communauté scientifique n’a pas rejeté son hypothèse qui, en Italie, fait l’objet de colloques, séminaires, tables rondes et émissions de télévision.

La revue philosophique internationale “Diogène”, publiée avec l’aide de l’UNESCO, lui consacre un long article dans son numéro de décembre.
Après la parution l’année dernière du livre de Frau, vendu à plus de 20.000 exemplaires, une expédition de spécialistes de l’Antiquité s’est rendue en Sardaigne en mai dernier pour poursuivre l’enquête et examiner le vaste champ d’exploration qu’ouvre cette hypothèse.
“Je rêve d’un centre sur l’histoire de l’Antiquité et ce que je souhaite c’est impulser de nouvelles recherches sur la Méditerranée et la Sardaigne”, indique Frau, toujours sur la brèche depuis qu’il a lancé sa théorie.

“Pour être plus tranquille je devrais peut-être “remettre” les Colonnes d’Hercule à Gibraltar”, conclut le journaliste en souriant.

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