Platon et l’Atlantide

Il existe plus de deux milles ouvrages consacrés à l’Atlantide, on doit souligner un important paradoxe : on ne sait rien de certain sur l’Atlantide. Les seules informations qui présentent quelques apparences de sérieux tiennent en deux textes de quelques lignes. Ces lignes ont un auteur unique : Platon.

C’est Platon qui est à l’origine de l’histoire de l’Atlantide. Il n’existerait pas d’Atlantide sans Platon, et sans les deux textes qui y font allusion le Timée et le Critias.

Dans le Timée, l’épisode de l’Atlantide tient très peu de place. Platon se contente de faire allusion à une tradition transmise, croit-il, aux Grecs par les égyptiens. Jadis, des prêtres d’Egypte auraient fait à Solon les confidences suivantes :

En ce temps-là, on pouvait traverser cette mer (l’Atlantique). Elle avait une île, devant ce passage que vous appelez les colonnes d’Hercule (le détroit de Gibraltar). Cette île était plus grande que la Lybie et L’Asie réunies. Et les voyageurs de ce temps-là, pouvaient passer de cette île sur les autres îles ; et de ces îles ils pouvaient gagner tous le continent, sur le rivage opposé de cette mer qui méritait vraiment son nom’Mais dans le temps qui suivit, il eut des tremblement de terre effroyables et des cataclysmes’Dans l’espace d’un seul jour et d’une nuit terrible’ l’île de l’Atlantide s’abîma dans la mer et disparut. Voilà pourquoi aujourd’hui encore, cet océan de là-bas est difficile et inexplorable, par l’obstacle des fonds vaseux et très bas que l’île, en s’engloutissant, a déposés.

Le Timée ne comporte pas d’autre précision, excepté ce qui à son importance, le nom des adversaire des Atlantes : les Athéniens, et la date du cataclysme : 9000 ans avant l’époque de Solon (9600 ans avant JC).

Mais le Critias, second texte de Platon contient plus de détails importants !

Il commence par reprendre le Timée et résume en quelque sorte les chapitres précédents. Puis il vient à décrire, de la façon la plus précise du monde, cette île Atlantide disparue :

Près de la mer, mais à hauteur du centre de l’île tout entière, il y avait une plaine, la plus belle dit-on, de toute les plaines, et la plus fertile. Et proche de la plaine, et distante de son milieu d’environ cinquante stades, il y avait une montagne partout d’altitude médiocre.

C’est le dieu Poséidon qui reçut en partage l’île et y établit ses enfants, engendrés d’une femme mortelle.

Les atlantes avaient toute les plus grande richesse. Ils construirent des temples, des palais, des ports, des bassins, et même des ponts.

Le mur qui entourait l’île était recouvert de cuivre, l’enceinte intérieure était quand à elle recouverte d’étain fondu et quand à celle qui entourait l’Acropole, elle était en Orichalque et avait des reflets de feu. Le récit s’achève sur la décision que prend Zeus d’appliquer un châtiment exemplaire’

On peut bien sur rejeter en bloc l’ensemble de ces textes, mais dans les siècles futurs, une heure viendra où l’on découvrira le grand secret enfoui dans l’océan.

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